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TUBER MELANOSPORUM ou le Diamant Noir

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Mal connue et reléguée aux productions confidentielles, la trufficulture est aujourd'hui très en vogue. Même si pour le commun des mortels la production de truffe est pleine de zones d'ombres, il faut savoir que le département est producteur de truffes depuis des décennies et que la filière est très bien organisée.

De quoi parle-t-on ?

Lorsque que l'on parle de truffe le plus souvent on pense à Tuber Mélanosporum ou la truffe noire du Périgord encore appelée diamant noir. Il existe environ 30 espèces de truffes dans le monde, cependant toutes ne présentent pas un intérêt gustatif et culinaire, il ne faut donc pas les confondre.

La truffe est un champignon hypogé (il se développe à l'intérieur du sol). Le champignon est lié aux racines de l'arbre truffier (symbiose), la particularité est que la rhizosphère se trouve en milieu acide, et, à un moment donné le fruit s'éloigne et lorsqu'il se trouve en milieu calcaire naît une truffe (période mai/juin). Les arbres et arbustes associés doivent être adaptés et avoir un système racinaire conquérant (avec un pivot pour chercher l'alimentation hydrique et un chevelu racinaire dans les premières couches de sol pour le développement des mycorhizes.

Les truffes qui présentent le plus d'intérêts gastronomiques sont :

Les noires :

•    Tuber mélanosporum (Truffe noire du Périgord) au parfum enivrant, puissant et complexe.
•    Tuber brumale moins aromatique que mélanosporum mais pas dénuée d'intérêt.
•    Tuber uncinatum (truffe de bourgogne) inexistante dans les P.O
•    Tuber indicum (truffe de chine) arômes discrets de sous-bois (aspect visuel très proche de tuber mélanosporum mais sans commune mesure sur un plan aromatique).

Les blanches :

•    Tuber magnatum (truffe d'Italie) aux arômes nuancés d'ail. Truffe inféodée à l'Italie.
•    Tuber aestivum aux arômes de champignon et de noisettes.

LES CLÉS DE LA PRODUCTION

Même si on ne peut pas être sûr des qualités truffigènes d'un sol, une analyse de sol et une fosse pédologique sur une parcelle peut nous amener un grand nombre d'informations et permettre d'écarter les sols qui ne requièrent pas le potentiel minimal requis.

Les qualités optimales d'un sol pour la production sont :

•    pH : entre 7.5 et 8.5
•    calcaire actif de 10 %
•    teneur maximale en argile 40 %
•    le C/N voisin de 10
•    bon équilibre des éléments minéraux et de la matière organique
•    15 à 40 cm de profondeur de sol plutôt pierreux
•    sous-sol fissuré
•    Sol et sous-sol doivent faciliter la circulation de l'air et de l'eau
•    favoriser la vie du sol

La plantation

Elle doit se faire avec des plants mycorhizés. Il ne faut pas mélanger les couches de sols lors de la préparation du sol. Les plantations réussies produisent en moyenne aux alentours de 10 ans, cependant il est important de savoir que l'entrée en production peut-être beaucoup plus longue; voir ne jamais intervenir.
Toutefois, il est important de souligner que pour espérer produire, il faut apporter du soin à sa truffière.

Les parcelles à rénover : Comment les choisir ?

•    choisir des zones connues de production passée
•    choisir des zones de pré-bois (pas de vielles forêts)
•    savoir sélectionner les arbres à garder, débroussailler, élaguer et étêter ou recéper au besoin (il faut laisser pénétrer la lumière (30 % d'ombres portées)

Important : Que l'on fasse une plantation ou une réhabilitation, il faut absolument irriguer que ce soit la première année pour favoriser la reprise des plants ou lors de l'apparition des premiers brûlés et à fortiori s'il y a production, ce qui favorise la régularité de la production en terme de nombre de truffes et taille de celles-ci. Il est aussi indispensable de clôturer contre le gibier.

 

Les accompagnements financiers pour les plantation ou les réhabilitations

Le Conseil Régional et le Conseil Départemental cofinancent plan d’aides à la filière truffes.

Vous trouverez ci-dessous les modalités.

Le taux d’aide 30 % + 10% nouveaux installés (moins de 5 ans).

•    Le plafond de l’aide de 5 000 €/ha pour un maximum 4 hectares/5 ans et un minimum 0,25 hectare.
•    Il est nécessaire d’adhérer au syndicat départemental
•    Le plantations doivent se faire avec des plans provenant de pépiniéristes agréés.

Qui est éligible ?

1- Les exploitants agricoles qui remplissent les conditions ci-dessous :

•    titre principal (ATP), titre secondaire (ATS), cotisant solidaire (CS), personnes s'inscrivant dans le parcours installation Jeune Agriculteur.
 Fournir la décision de recevabilité de l'aide (RJA) ou le récépissé de dépôt de demande d'aide à l'installation.

 2- Toute structure ayant pour objet la mise en valeur directe d'une exploitation agricole, inscrite à la MSA : GAEC, SCEA, EARL, associations sans but lucratif, établissements de recherche et d'enseignement agricole, espace-test agricole, fondation, organismes de réinsertion...

Les travaux éligibles sont les suivants :

- Les plants mycorhizés avec Tuber Mélanosporum (plafond 10 €/plant) entre 150 et 350 plants (lors des plantations), entre 20 et 50 plants  (lors des réhabilitations avec une densité de 50 à 100 arbres/ha à objectif)

- La préparation du sol (débroussaillement, ripper croisé, sous solage et labour)‏ et mise en place des plants (crayonnage, avant trou, plantation et paillage) Pour ces actions, les travaux pour propre compte sont subventionnables des barèmes existent

- Le matériel  d'arrosage plafonné à 1 200 €/ha

- Clôture 1 000 €/ha

- Encadrement technique et administratif (3 visites)

Pour tout renseignement vous pouvez contacter :

Pour les adhérents qui ont besoin d’un conseil technique, qu’ils n’hésitent pas à joindre Christelle ALENGRY