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Le colza fourrager : diversifier son assolement pour gagner en autonomie fourragère

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La campagne estivale 2022 aura été marquée par un déficit majeur en eau et en fourrage. Dans ce contexte si particulier, le colza fourrager, suivi sur les essais mis en place par la Chambre d’agriculture de Lozère depuis 2021, est prometteur. Une initiative reproductible dans les Pyrénées-Orientales, au contexte pédoclimatique similaire !

Le mois de juillet 2022 figure comme un des mois les plus secs jamais enregistré en France. Les agriculteurs du département font donc face aux effets directs du réchauffement climatique : les sources se tarissent, l’ensemble des bassins versants du département passent en « crise », et le fourrage vient à manquer. Or, en partenariat avec le COPAGE (Comité pour la mise en œuvre du Plan Agri-environnemental et de la Gestion de l’Espace en Lozère), la Chambre d’Agriculture s’est investie dans un programme d’expérimentation, visant à orienter l’agriculture Lozérienne vers plus de résilience face au changement climatique et à accompagner les agriculteurs et agricultrices pour accroitre leur autonomie fourragère.


Différentes cultures dérobées fourragères ont été mises en place. Ces dernières sont systématiquement implantées après une récolte précoce des fourrages ou la moisson des céréales. Leur cycle végétatif relativement court, entre 60 et 90 jours, permet d’assurer une production de biomasse sur la période estivale. Parmi les cultures dérobées sélectionnées pour les essais, le colza fourrager occupe une place particulièrement intéressante et présente de nombreux avantages qui ont justifié son utilisation dans le cadre du programme lancé par la Chambre d’Agriculture.


Son appareil racinaire pivotant assure une structuration du sol en profondeur, et sa croissance rapide rend le colza particulièrement concurrentiel vis-à-vis des adventices. Hormis quelques phases sensibles dans son cycle végétatif, le colza est assez résistant au stress hydrique. Une agricultrice lozérienne accompagnée par la Chambre d’agriculture a pu le constater cette année : malgré un printemps déjà très sec, la biomasse produite sur les 2,5 ha d’essai a permis d’y mettre 230 brebis laitières pendant deux semaines, et ce 3 à 4 h par jour.


Très appètent, le colza est facilement consommé par les animaux. Il est riche en énergie et en matière azotée ce qui en fait un fourrage extrêmement lactogène. C’est donc un excellent levier pour limiter les apports de concentrés en alimentation animale et ainsi gagner en autonomie alimentaire. (Voir Tableau  pour plus de détails sur les valeurs alimentaires du colza implanté en 2021 et en 2022).


Pour compenser une partie du déficit fourrager, une solution consiste à implanter des dérobées d’automne à croissance rapide quand les conditions le permettront. Mais, il faut attendre un épisode pluvieux significatif d’au moins 40 mm avant d’envisager le semis des couverts d’automne. Le choix des espèces devra être adapté en fonction de la date de semis possible.

Les colzas fourragers doivent être semés le plus tôt possible en fin d’été pour qu’ils aient suffisamment le temps de se développer avant l’hiver. Si les semis sont impossibles avant le mois de septembre, il convient de se reporter sur des espèces à implantation plus rapide comme le seigle, l’avoine ou le ray-grass italien.


La Chambre d’Agriculture va prolonger cette campagne d’essais afin de collecter plus de références à moyen terme et long terme. Pour plus d’informations sur le programme d’expérimentation et sur les résultats des différents essais mis en place, téléchargez la fiche technique.

 


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