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Le nombre d’installations aidées en agriculture au plus haut en 2019

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Depuis 2015 et l’entrée en vigueur du nouveau dispositif d’aide Jeune Agriculteur (suppression des prêts JA mais revalorisation de la Dotation d’installation), il n’y avait jamais eu autant de demandes d’aides à l’installation : 29 au total. Rappelons que nous parlons ici des installations aidées "Jeune Agriculteur", celles-ci étant un bon indicateur de l’évolution du nombre d’installations, pour lesquelles le Service Entreprises de la Chambre d’agriculture a une vue exhaustive au travers des études de faisabilité et des suivis dont elles font systématiquement l’objet.

Le détail par filière :

> En viticulture, le nombre d’installations a doublé entre 2018 et 2019, pour passer de 6 à 12. La moitié des projets concerne des installations en cave coopérative et l’autre moitié des caves particulières. A noter que 2/3 des installations en viticulture se font dans le cadre familial, tant en cave coopérative qu’en cave particulière.

> En maraîchage, on enregistre 3 installations contre 1 seule en 2018. Deux d’entre elles se réalisent dans le cadre familial. Les 3 projets sont en bio, avec commercialisation en circuits longs (coopératives, expéditeurs) ou auprès de revendeurs, mais pas de vente directe. Comme en 2018, on assiste donc à un quasi abandon des projets individuels, hors cadre familial, sur des petites surfaces, en bio, avec commercialisation en vente directe exclusive. En arboriculture il n’y a pas eu d’installation.

> En élevage, le nombre de projets est stable, avec 12 installations en 2019 contre 10 en 2018. Huit projets concernent des productions classiques : bovins, ovins, caprins. Les 4 autres concernent des centres équestres (2). Il y a 3 projets en production de lait avec ou sans transformation alors qu’il n’y en avait eu aucun l’année précédente.

Le profil des nouveaux installés

S’agissant des porteurs de projet, ils ont entre 22 et 40 ans avec une moyenne de 33 ans, en recul de 2 ans par rapport à la moyenne établie depuis de nombreuses années à 31 ans. Cela traduit le nombre de plus en plus importants de porteurs de projets qui s’installent après avoir déjà exercé une autre profession pendant 10 ou 20 ans.

 

21% ont une formation agricole de niveau Bac+2 ou plus (2 fois moins qu’en 2018, sans explication particulière) et 55% ont suivi le BPREA. 31% sont des femmes, 55% s’installent hors du cadre familial, 24% en zone de plaine (maraîchers et viticulteurs), 21% en zone défavorisée (viticulteurs), et 55% en zone de montagne (éleveurs et viticulteurs). On peut retenir de ces chiffres que le niveau de professionnalisation reste important, la proportion de femme reste soutenue, la proportion d’installations hors cadre familial est encore plus élevée qu’en 2018, toujours bien au-dessus de la moyenne nationale.

Des projets à dimensions variables

Concernant la nature des projets, il s’agit à 45% de créations d’exploitation et 55% de reprises. Cette proportion s’est donc inversée par rapport aux années précédentes. 62% sont en Bio soit le plus fort taux jamais enregistré pour ce mode de production, largement au-dessus de la moyenne nationale. Comme en 2018, 65% des projets prévoient de commercialiser tout ou partie de leur production en vente directe. Enfin 45% réalisent de la transformation, la moitié d’entre eux étant des caves particulières.

Le montant total d’investissements des 3 premières années générés par les projets suivis est de plus de 6 millions d’euros, avec un montant moyen de 218689€ par projet. Il est en légère baisse par rapport à 2018 mais il reste à des niveaux nettement plus élevés que les années précédentes. La variabilité est très importante, allant de 16000€ à 1,3 millions €, ce qui traduit la large palette des projets accompagnés par la Chambre d’agriculture. Les annuités en 3ème année s’élèvent à 23582€ en moyenne et le revenu disponible prévu est de 20211€ par exploitant. En terme d’emplois, ces projets représentent 41 chefs d’exploitation (associés et conjoints collaborateurs compris) et 29 salariés en équivalent temps plein soit 70 emplois directs.

 

Evolution du nombre d’installations par filière depuis 2015

 

Ce qu’il faut retenir

Le nombre d’installations aidées a progressé de 26% en 1 an pour atteindre son plus haut niveau depuis 2015 et l’entrée en vigueur du nouveau dispositif d’aide Jeune Agriculteur, même s’il ne permet toujours pas d’assurer le renouvellement des générations. On constate également le maintien d’une forte proportion du nombre d’installations en Bio et de projets en circuits courts et/ou avec transformation.

Les projets accompagnés sont également extrêmement divers, avec des problématiques de plus en plus complexes (techniques, réglementaires, commerciales, subventions,…).

Dans ce contexte d’augmentation des besoins d’accompagnement et de suivi des porteurs de projet, la Chambre d’agriculture a adapté son offre de service. Elle propose ainsi un accompagnement à l’émergence gratuit afin d’aider le candidat à réfléchir aux grandes lignes de son projet. Si ce projet prend forme et que l’idée de s’installer se confirme, un diagnostic de faisabilité et un suivi sur 4 ans sont ensuite mis en place (prestations payantes). Les conclusions sont ensuite synthétisées dans un document concis et didactique sous la démarche ProAgri développée par le réseau national des Chambres d’agriculture.


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