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La confusion sexuelle contre l'Eudemis : bilan 2022 : évolution, efficacité 2020 - 2022

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La campagne viticole 2022 étant terminée, il est temps de rédiger le bilan annuel du suivi des îlots confusés. Cet article est aussi l'occasion de réaliser une rétrospective de l'évolution d'efficacité des 3 dernières campagnes dans le département.

 

L'animation des techniciens de la Chambre d'agriculture

Depuis plusieurs années la Chambre d’agriculture organise sur les secteurs des réunions de présentation de la technique. En 2020, des réunions de bilan et de préparation de la campagne 2021 ont été réalisées dans le département grâce aux fonds d’animation du Conseil départemental et à ceux de la Communauté de communes Corbières Salanque Méditerranée.

Lors de ces réunions des contacts ont été pris et des groupes d’agriculteurs se sont faits connaître afin de les accompagner dans le développement de cette technique.

A ce jour, et suite à l’animation, on estime à environ 3 500 ha du vignoble confusé contre l’Eudémis. On constate que chaque année les surfaces confusées augmentent. Toutefois, la progression des surfaces confusées évolue peu à présent, néanmoins, nous retrouvons des îlots confusés dans tous les secteurs viticoles du département.

Même si la carte ci-après n’est pas exhaustive, elle donne une idée des zones confusées dans le département.

Carte des secteurs confusés en 2022

Le suivi

Les secteurs confusés  ont été  suivis par la Chambre d’agriculture durant la campagne :
La coordination de l’animation et du suivi a été assurée par Christelle Alengry, chargée de missions et Julien Thiery, Chef du service viticole.
Le département a été découpé en 4 secteurs d’observation avec 1 responsable de secteur pour chacun (voir les coordonnées des contacts, en fin d'article) :
•    Les Aspres
        - secteur Fourques et Trouillas : Eric Noémie
        -  îlots de la coopérative VSR : Olivier Barberousse
•    La Vallée de l’Agly : Christelle Alengry
•    Le Littoral : Antoine Cuegniet
•    La Côte Vermeille : Claire Pou

Sans oublier les techniciens des coopératives et de la distribution avec qui nous avons été en contact pour échanger tout au long de l’année sur la pression des ravageurs.

Sur ces secteurs d'observations, ce sont 32 parcelles témoins confusées ou non qui sont notées chaque semaine par les techniciens de la Chambre d'agriculture.

Le protocole de suivi et l’information

Sur ces 4 grands secteurs d’observations sont choisies 5 à 10 parcelles témoins confusées en plus des parcelles non confusées suivies dans le cadre du BSV.

Les comptages de suivi de pression sont réalisés sur chaque parcelle témoin une fois par semaine durant les trois semaines de dépôts de pontes, suivra un comptage de dégâts, et ce à chaque génération.

Une liste d’agriculteurs recensés lors de l’animation a été constituée. Elle n’est sûrement pas exhaustive, et permettra de vous informer par mail de l’évolution de la pression dans les secteurs confusés. Si vous ne la recevez pas, vous pouvez contacter l’assistante de service Chantal Bayona pour vous faire ajouter à la liste de diffusion.

Dans la note Terroirs en saison « situation phytosanitaire vigne et stratégies », sera ajouté un encadré exclusif sur la confusion.

L’animation continuera durant l’automne et l’hiver 2022 -2023 afin de poursuivre le développement de cette méthode de lutte.

Le bulletin

Un bulletin de comptage a été envoyé durant la campagne, pour les deux premières générations, afin d’informer les exploitants sur la pression dans les secteurs. L’objectif est d’apporter un élément complémentaire d’aide à la décision pour les interventions éventuelles.

1ère génération

2ème génération

Le bilan des observations de la campagne

1ère génération

Globalement la confusion a bien fonctionné dans tous les secteurs en 1ère génération. Les dépassements de seuil de 10% de perforations ont essentiellement eu lieu dans les parcelles non confusées, hormis sur la B8 qui est confusée et qui est arrivée à un taux de glomérules de 10%. Il est constaté de forts taux d'infestation (de 26% à 98%) dans les parcelles non confusées : CIP2, COP1, LI1 et LI4.

2ème génération

Globalement la confusion a bien fonctionné dans tous les secteurs en 2ème génération. Les dépassements de seuil de 10% de perforations ont essentiellement eu lieu dans les parcelles non confusées, hormis sur la LI7 qui est confusée et qui est arrivée à un taux de perforations de 10%. Il est constaté de forts taux d'infestation (de 10% à 68%) dans les parcelles non confusées : CIP2, COP1, LI1 et LI4.

3ème génération

Globalement la confusion a bien fonctionné dans tous les secteurs en 3ème génération. Les dépassements de seuil de 10% de perforations ont essentiellement eu lieu dans les parcelles non confusées. Il est constaté de forts taux d'infestation uniquement sur la COP1 avec jusqu'à 58% de pontes en semaine 30.

Evaluation de l'efficacité des 3 dernières campagnes

Ci-dessous un tableau qui récapitule l'évolution de l'efficacité dans les 4 secteurs suivis. Ce tableau montre que pour le secteur Agly qui est confusé depuis 2011 l'efficacité n'est plus à démontrer.

Sur les secteurs des Aspres et du Littoral, ce qui ressort, lors de la 1ère année (2020), est de réaliser des interventions contre l'Eudemis. En 2021, on constate une amélioration de l'efficacité de la confusion par rapport à 2020. En 2022, 3ème année de confusion, il n'y a quasiment plus de dépassement de seuils dans les parcelles confusées. Seules les parcelles non confusées mettent en avant la nécessité d'intervenir.

Ces résultats, depuis 3 ans, montrent qu'il est nécessaire de confuser sur de gros îlots mais aussi de réaliser cette méthode durant plusieurs années avant de commencer à avoir de bons résultats.

 

Rappel de la pression Eudémis dans le département durant la campagne 2022

  • La première génération a connu une infestation assez élevée dans certaines parcelles.

La répartition a été hétérogène dans le vignoble.
Ce niveau d’intensité du ravageur a laissé penser que la deuxième génération pourrait être d’un niveau élevé.

  • La deuxième génération a connu des dégâts assez limitée.

Les fortes chaleurs au début du cycle, pendant la période des dépôts de pontes, a probablement perturbé la viabilité des œufs déposés sur les baies. Les dépôts observés nombreux au début de la période, ont avorté en grand nombre pour donner au final peu de perforations sur grappes.

  • La troisième génération a subi le même phénomène. Les dégâts ont été restreints sur l’ensemble du vignoble. Ponctuellement certaines parcelles ont eu des impacts plus importants.

 Les contacts

Financeur de l'animation

 

 


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